juin 01

800px-de_la_vega_graffiti_of_celia_cruz_-2.jpg

celia-cruz.jpgcelia_cruz.jpg20070511-celia.jpg

Celia Cruz fut l’une des chanteuses les plus respectées de musique latine. Ayant 13 frères et soeurs Celia est née dans la petite ville de Barrio Santra Suarez à La Havane. Elle recue sa première paire de chaussures d’un touriste pour qui elle avait chanté. En plus des nombreuses nuits durant lesquelles elle chantait pour endormir ses frères et soeurs, Cruz chantait pour les concerts de son école et les fêtes de communauté.

Son oncle l’emmena dans des cabarets et des clubs qui lui ouvrirent les portes du monde professionel de la musique. Un cousin la poussa à participer a un spectacle de jeunes talents qu’elle finit par gagner. Bien que son père lui conseille de devenir maîtresse d’école, Cruz à s’intéresser À la musique. Dans une interview qu’elle donna en 1997 elle déclara: “J’ai exaucé le voeu de mon père de devenir enseignant : par ma musique j’apprends à plusieurs générations à connaître ma culture et la joie qu’on peut ressentir en à vivre simplement. En tant que chanteur, je veux que les gens sentent leur coeur chanter et leur esprit voler!”

Après avoir intégré Le Cuban Music Conservatory en 1947, Cruztire son inspiration du registre de la chanteuse afro-cubaine Paulina Alvarez. Son premier grand break vint lorsqu’elle fut invitée par le groupe La Sonora Matancera en 1950. À cette époque le groupe était considéré comme équivalent au Duke Ellington Orchestra. Cruz continua a chanter avec le groupe pendant près de 15 ans tout autour du monde. Elle se maria au trompétiste du groupe Pedro Knight le 14 juillet 1962.

Après le triomphe de la révolution cubaine de 1959 Cruz et Knight refusèrent de retourner dans leur pays et devinrent citoyens américains. Bien qu’ils aient signé avec le Hollywood Paladiu Orchestra, tous deux déménagent pour New York. Knight devint l’agent de Cruz en 1965 et ce jusque dans les années 90 où il se consacra plus à son rôle de directeur musical et de chef du groupe de Cruz.

Peu après avoir quitté Sonora Matancera en 1965, Celia se lanca dans une carrière solo avec un groupe formé avec Tito Puente. Bien qu’ils aient fait ensemble 8 albums, ils n’eurent que peu de succès commercial. Cruz et Puente sont remontés sur scène ensemble en 1987 pour une représentation exceptionnelle durant les Grammy Awards.

Après avoir chanté avec Vaya, le label soeur de Fania, Cruz enregistre avec Oscar D’León, Cheo Feliciano et Héctor Rodríguez au milieu et à la fin des années 60. Le 1er tube de Cruz après avoir quitté Sonora Matancera en 1974 fut le duo Celia et Johnny qu’elle chanta avec Johnny Pacheco, tromboniste et directeur du label Fania. Elle débuta ensuite à se reproduire aux côtés de Fania All Stars. La popularité de Cruz grimpa en flêche lorsqu’elle tourna dans le film “Los Reyes del Mambo”. Elle apparut aussi dans le film “La familia Pérez”, une chanta une version en duo de “Loco de Amor” avec David Byrne dans le film de Jonathan Demme “Totalmente Salvaje” (Something Wild).

En 1998 Cruz réalisa Duets, un album dans lequel elle chante aux côtés de Willie Colon, Angela Carrasco, Oscar D’León, Jose Alberto “El Canario” et La India. Cruz continua à enregistrer des morceaux et à faire des représentations jusqu’à ce qu’elle soit atteinte d’une tumeur au cerveau en 2002. En récupérant de l’opération qui avait enlevé la tumeur, elle réussi à enregistrer “Regalo d’Alma” au début 2003. Son opération était seulement en partie réussi et Celia Cruz décéda le 16 juillet 2003. Le décès “de la Reine de Salsa” a laissé un grand vide dans le monde de la musique. Elle laisse néanmoins une trace indélibile dans le monde musical.

free music
free music
free music
free music
free music
free music
free music
free music
free music
free music

écrit par CUBADANCE

mai 01

victor_manuelle_1024_02.jpg

victormanuelle.jpg

Ce New Yorkais ayant grandit à Puerto Rico est l’un des meilleurs et nouveaux talents de la salsa. Les personnages qui l’ont particulièrement influencés sont notamment Ismael Rivera, Cheo Feliciano et Gilberto Santa Rosa. Ses débuts musicaux furent très particuliers. En 1986, il était à un concert de Gilberto Santa Rosa lorsqu’il monta soudainement sur scène pour chanter à côté de Santa Rosa. Appréciant ce qu’il avait entendu, Santa Rosa mis Manuelle en contat avec Don Perignon, qui le prit dans son groupe en tant que chanteur, jusqu’à ce qu’il change pour Sony Tropical dans les années 90.

 

Instinto y deseo - Sony, 2001

“La quantité détermine la qualité”, a dit Karl Marx. Il avait tort, on le sait tous. Tous ? Apparemment, pas Victor Manuelle et/ou sa maison de disques, qui insistent depuis quelques années pour sortir un CD par an afin qu’un artiste “ne se fasse pas oublier”. Moi, je dis qu’un bon artiste ne se fait jamais oublier, et que ça ne peut pas faire de mal que de se faire attendre. Malheureusement, à force de faire dans le même style, on finit par s’user. Dans ce nouvel album, on ne retrouve pas la pêche qui avait caractérisé Victor Manuelle depuis l’album qui portait son nom, et qui lui apporta la gloire. Certes, quelques morceaux comme Me da lo mismo restent dans un registre tout à fait dansable et au demeurant fort sympathique (oh hasard ! c’est écrit par Omar Alfanno), mais il demeure incontestable que cet album a beaucoup, beaucoup moins d’énergie que les précédents. C’est dommage, car c’est bien ce que j’aimais chez Victor Manuelle : un savant dosage de pêche et de romantisme, des influences Timba mais pas trop, bref, une musique avec du relief. Et cet album, par rapport aux précédents, sonne malheureusement plat à mon oreille.


Inconfundible - Sony, 1999

L’enfant terrible de la Salsa moderna est de retour (on n’avait pourtant pas fini de danser sur son album précédent). Et pour notre plus grand plaisir, ce nouvel album est, comme son nom l’indique, inconfundible. Du pur Victor Manuelle, dans la droite lignée des deux albums précédents, avec la griffe si caractéristique de l’artiste présente dans tous les morceaux, tous ponctués de ces eeeEEEEEE, ses coros flirtant avec la Timba, et bien entendu, le tout fort dansable. Les arrangements percutants de Ramón Sanchez sont également présents, le grand gourou de la Salsa new-yorkaise Sergio George ayant lui-même mis la main à la pâte pour deux morceaux (dont le single “Pero dile” que Victor Manuelle a écrit). A noter également, un morceau composé par Omar Alfanno, Si la ves. Désormais, avec la maturité de 5 albums derrière lui, Victor Manuelle semble aujourd’hui incarner le parfait mélange entre la modernité et la tradition dans ce genre musical. El Sonero de la Juventud mérite plus que jamais son titre… D’aucuns diront que l’artiste se répète, et que cet album sonne comme les deux précédents ; certes, mais pourquoi changer une formule aussi réussie, qu’il a par ailleurs inventée ? C’est cette continuité qui fait sa griffe, sa spécificité, sa différence. Bon, trêve de bavardages. Courez l’acheter.


Ironías - Sony, 1998

Victor Manuelle continue son bonhomme de chemin. Pourquoi faire différent si la formule habituelle marche si bien ? Cet album ressemble donc énormément à tout ce que ce jeune Portoricain a fait précedemment. Toujours beaucoup de pêche, une salsa au son résolument new-yorkais version moderne, des passages flirtant avec la Timba, et des morceaux assez dansants. Le single Se me rompe el alma est, ironiquement, le morceau le plus calme de l’album, sans comparaisons avec le très énergique Mentiras, ou Al igual que yo ou encore Qué habría sido de mí. Pas grand chose à jeter sur ce CD, et l’on retrouve l’agréable (et si rare) impression que la touche “skip” (plage suivante) de votre lecteur de CDs ne sert à rien.


 A pesar de todo - Sony, 1997

L’un des meilleurs albums de Victor Manuelle. Son style évolue par rapport à l’album précédent, et flirte ici sans aucune équivoque avec la Timba. La reprise de El Aguila de Manolito Simonet en est un exemple fort sympathique. Sergio George est de nouveau présent et contribue encore une fois à la génèse de ce qui fera la “griffe” Victor Manuelle, au delà de ses sempiternels “ééééEEEEE” : un compromis entre tradition sonera et son moderne, entre rythme et mélodie, entre intros romantiques et coros pêchus. Nous avons là quelques morceaux d’anthologie que nous avons tous dansé mille fois, dont He tratado, No hace falta nada, ou encore Así es la mujer. Un album incontournable.


Victor Manuelle - Sony, 1996

Incontestablement LA meilleure production de Victor Manuelle. Avec le gourou Sergio George aux commandes, cet album tranche avec la Salsa Romántica classique que faisait jusque alors cet artiste, et se lance dans des arrangements agressifs, percutants, qui ne sont pas sans s’inspirer de la Timba, des coros qui accrochent, de vrais soneos, bref, tout un genre inventé dans la tendance new-yorkaise moderne. Le premier morceau Pensamiento y palabra donne le ton. Les deux autres immenses succès de cet album sont Volverás et Como una estrella, et le tout propulsera définitivement Victor Manuelle au rang d’étoile montante de la Salsa portoricaine.


Solo contigo - Sony, 1994

Cet album est, contrairement à ce que l’on croit souvent, non pas le premier mais le deuxième de Victor Manuelle. Cela dit, c’est en effectivement le premier album ayant fait l’objet d’un lancement promotionnel de la part de sa maison de disques. Dans un style Salsa romántica très classique, il contient au moins deux morceaux fort sympathiques : Apiádate de mí et Voy a prometerme, qui connaiteront un succès relatif, principalement aux Etats-Unis. Ceci dit, cela n’a encore rien à voir avec le Victor Manuelle que l’on connait aujourd’hui.

 Jack “El Oso”

 


 

free music
free music
free music
free music
free music
free music
free music
free music
free music
free music

écrit par CUBADANCE

avr 01

12106.jpg

12111.jpg

Marc Anthony, portoricain d’origine, passe pourtant le plus clair de son jeune âge à New York. Il entre très tôt dans le milieu de la musique grâce à son père, qui s’avérait être un talentueux musicien. Certain des qualités vocales de son fils et de son talent, le père de Marc Anthony le pousse à développer ses capacités musicales, vocales et scéniques au cours de séances d’entraînement qu’ils entreprennent tous deux.Dès l’âge de 12 ans, le chanteur est repéré par Davis Harris, qui était producteur de spots publicitaires, et très intéressé par la voix de Marc Anthony, lui propose de la poser sur ses productions. Ce que Marc Anthony accepte espérant qu’un jour ce chemin le mènera vers la chanson et la scène. Grâce à ces diverses expériences, Marc Anthony débute dans de simples clubs new-yorkais et ne connaît pas de succès tout de suite. Jusqu’au jour ou une rencontre va enclencher sa carrière, celle de Louis Vega, qui l’invite à entrer dans ses groupes, et y faire les chœurs. Marc Anthony commence donc à chanter, notamment au sein du groupe Latin Rascal.

Louis Véga, qui devient son manager, et convaincu du talent de chanteur de l’artiste, lui propose de chanter en espagnol. Il tente de le persuader qu’il aura plus de succès s’il chante en espagnol, mais Marc se montre réticent. Pourtant, un jour, le déclic se fait : au volant de sa voiture à Manhattan, il entend une chanson à la radio d’un artiste appelé Juan Gabriel. Il s’agissait du titre Hasta Que Te Conoci , traduisez « Jusqu’à ce que je te rencontre » qui l’a totalement bouleversé.

A partir de ce moment précis c’était décidé : Marc Anthony allait chanter en espagnol. Il enregistre donc une version salsa de la chanson et c’est enfin le succès. Il participe aux Rencontres de la Musique Latine et fait un véritable carton. Il est le premier surpris de l’ovation que lui réserve le public. Sa carrière est désormais lancée, et il connaît très tôt un grand succès. Il est d’ailleurs l’artiste salsa le plus vendu au monde.

free music

écrit par CUBADANCE